De bosser, certes, parce qu'après tout, c'est une saison très touristique à New York. Mais surtout de faire de la politique. Deux évènements majeurs se sont ou vont se dérouler cet été. Le premier a été la nomination de Mme Sotomayor au poste de Juge de la Cour Suprême, à vie. On peut regretter que ce jeu des nominations devienne une véritable partie d'échecs partisanne, mais c'est peut-être l'aveu que cet instrument de la Justice prend des décisions de plus en plus politiques. Bref, pas d'unanimité en vue lors de la confirmation de sa nomination, on est loin des années 80. Les adversaires des Républicains insinuent que le de nombreux sénateurs du GOP ne voteront pas pour elle parce que c'est une femme latino, mais la vérité est sans doute un peu plus complexe. Même si elle ne sera pas une des juges les plus "à gauche", elle a par le passé eu quelques phrases malheureuses (estimant notamment qu'une décision prise par une femme latino pouvait avoir plus de justesse que par une autre personne, ce qui prête à débat) et quelques décisions controversées en ce qui concerne la discrimination positive (comme l'annulation d'un concours de police parce que les candidats de couleur l'avaient moins bien réussi, et donc que le concours n'était pas équitable...). Mais il faut reconnaître que son parcours tant académique que professionnel impose le respect, et que ses auditions se sont bien déroulées (ce que même les Républicains ont reconnu).
Sinon, on parle bien évidemment Health Care, l'assurance maladie. Je le rappelle, ici, pour l'instant, l'assurance maladie est privée, sauf pour les personnes âgées. La moitié des Américains sont assurés dans le cadre de leur emploi, et les prestations sont pour la plupart d'entre eux comparables au système Français (malgré des franchises un peu plus élevées en général). D'autres sont donc assurés grâce à Medicare. Certains choisissent une assurance privée en dehors de leur travail (notamment les travailleurs indépendants). Mais près de 20% des Américains restent sans couverture. C'est sur leur cas notamment que porte le débat. Doit-on les assurer d'office? Seulement les enfants? Qui pour financer cela, alors que les déficits sont abyssaux et que le système de santé coûte déjà une fois et demi plus cher qu'en France, proportionnellement? Faut-il taxer les assurances-santé privées? Faut-il taxer les plus riches (et se retrouver à des niveaux d'impôt similaires à la France)? La France est-elle un modèle malgré le déficit constant de la Sécurité Sociale? Mais les Etats-Unis ne se dirigent-ils pas plutôt vers un système à l'Anglais, bureaucratique et inefficace?
Bref, pas mal de questions, pas de réponse claire, il faudra vraisemblablement faire un choix difficile qui aura un coût et touchera sûrement la popularité fléchissante d'Obama (qui d'après les sondages aurait du mal à s'imposer face à un candidat comme Romney si les élections avaient lieu cette année). Le plus intéressant dans tout cela, c'est qu'Obama a beaucoup de mal avec la frange fiscalement conservatrice de son propre parti, ce qui rappelle le poids du parlement dans ce régime dit pourtant présidentiel. Et un compromis serait l'idéal sur un dossier aussi important que celui-ci.
Sur une note plus légère, le film "In the loop" (en France en novembre) traite sur un ton satirique des arcanes de la politique anglais et américaine. Grinçant et parfois hilarant.
vendredi 31 juillet 2009
mercredi 15 juillet 2009
NY chronicles

Désolé pour ce silence radio prolongé pour cause d'installation à NY. Installation loin d'être bouclée par ailleurs. Malheureusement, l'image que vous voyez n'est pas (encore?) la vue depuis mon appartement. Quoi qu'il en soit, cette arrivée sur la côte est m'inspire quelques pensée:
- New York, l'été, de mai à septembre (inclus, climat continental oblige), c'est chaud, voire très chaud. On apprendrait presque à apprécier la clim dans les bureaux ou le métro si la différence de température avec le monde extérieur n'était pas si importante.
- New York, ça parle Français, et pas uniquement les touristes du côté de la 60ème le 14 juillet, il ya également au moins 60000 Français qui habitent dans le coin, ce qui n'est pas rien.
- Comme dans toutes les villes Américaines que j'ai visitées, le contraste d'un bloc à l'autre est saisissant.
- Les clichés ont la vie dure: en fait, l'impression de sécurité est plutôt bonne, y compris dans le métro, la nuit, du moins à Manhattan.
- Parlons-en, du métro. Les New-Yorkais en sont fiers, certes les lignes express Nord-Sud sont incroyablement pratiques, certes il tourne 24h/24, certes il est climatisé, mais: il est sale (comme la plupart des rues d'ailleurs), il est peu pratique pour les déplacement est-ouest dans Manhattan, il dessert assez mal JFK (en tout cas assez lentement) , et il laisse des quartiers assez isolés (midtown west, lower east side, ainsi que le long de l'east river, par exemple).
- NY est au bord de la mer! Et il y a des plages, à moins d'une heure en métro de la ville (parmi lesquelles Brighton Beach ou Coney Island, mais on peut trouver plus beau le long de Long Island), à l'eau plus chaude que l'Atlantique l'été!
- D'ailleurs, il ne faudra pas oublier d'aller skier l'hiver à moins de deux heures de route.
- L'activité nocturne est assez sidérante, même en semaine. Ce qui est branché, paraît-il: les boîtes du Meatpacking District, les bars un peu "roots" du Lower East Side, et toujours quelques spots trendy dans le village. Sans oublier les innombrables roof-tops bars aux videurs souvent peu dociles (et oui, comme dans les boites!). Les NYkais se rabattent donc sur leurs roof-top parties organisées dans les immeubles.
- Niveau quartiers, l'Upper West est résidentiel, calme, proche du parc mais un peu loin du centre névralgique mais correctement desservi. L'Upper East Side est résidentiel, assez haut de gamme mais (très) mal desservi. Harlem n'a plus vraiment de quoi faire peur. Midtown est le centre névralgique, bondé, bruyant, mais assez fascinant. Il y a moyen de se loger toutefois à l'ouest (Hell's Kitchen) ou l'est (Murray Hill). Chelsea est résidentiel, plutôt central. Union Square est un des coeurs de la ville, le village toujours aussi bo-bo (l'ouest, mais l'est également). Alphabet City à l'est est l'un des derniers endroits à déconseiller sur l'île. Soho est tendance et au coeur de la mode, Tribeca est le lieu le plus cher de la ville, Chinatown empiète allégrement sur Little Italy. Le Financial District est bien moins "mort" qu'on ne le dit, avec un Seaport assez sympathique et quelques parcs agréables.
- Ce qui m'amène au délicat sujet de la recherche d'appartement. Les brokers sont assez largement incompétents (c'est une généralité assez méchante et peut-être un peu lâche, mais honnêtement je n'en ai pas croisé un seul pour remonter le niveau). Passe encore qu'ils veuillent à tout prix vous faire tout accepter (ils veulent que vous achetiez après tout), mais ne pas connaître le plan général de Manhattan (si si!) ou ne pas avoir vu un seul des appart' qu'ils vous emmènent visiter est plus difficilement pardonnable. Vive craigslist!
dimanche 21 juin 2009
Yield management
Derrière ce terme un peu barbare se cachent certaines méthodes utilisées notamment dans le domaine du tourisme par les compagnies aériennes pour optimiser leurs ventes en proposant des tarifs différents selon les dates et le moment de la réservation pour une même destination. Mais si, lorsque l'on paye un certain prix pour un voyage et qu'on se rend compte deux jours après que le billet a baissé de 30%, c'est cela.
Pour le consommateur, il est assez dur de s'y retrouver, et même de comprendre que pour un même produit, le prix peut varier du simple au quadruple. D'où la volonté de certains de réglementer cela au niveau européen. Et les compagnies aériennes de répondre que cela leur permet de gérer au mieux la demande, en proposant des tarifs très avantageux à ceux qui s'y prennent tôt notamment, et qu'il serait bien mal avisé de s'attaquer à une industrie en difficulté en ce moment.
En attendant, il est possible de tenter de "jouer" avec cela en se rendant sur des sites comme farecast.com ou mieux, seatcounter.com (où l'on voit le nombre de sièges disponibles pour chaque classe de tarif).
Et lorsque l'on cherche des billets open ou modifiables, je ne vous raconte pas la galère pour les plus de 25 ans (les autres pouvant jeter un oeil chez Air France).
Pour le consommateur, il est assez dur de s'y retrouver, et même de comprendre que pour un même produit, le prix peut varier du simple au quadruple. D'où la volonté de certains de réglementer cela au niveau européen. Et les compagnies aériennes de répondre que cela leur permet de gérer au mieux la demande, en proposant des tarifs très avantageux à ceux qui s'y prennent tôt notamment, et qu'il serait bien mal avisé de s'attaquer à une industrie en difficulté en ce moment.
En attendant, il est possible de tenter de "jouer" avec cela en se rendant sur des sites comme farecast.com ou mieux, seatcounter.com (où l'on voit le nombre de sièges disponibles pour chaque classe de tarif).
Et lorsque l'on cherche des billets open ou modifiables, je ne vous raconte pas la galère pour les plus de 25 ans (les autres pouvant jeter un oeil chez Air France).
Hawaii

Il aurait été un peu dommage de passer un an sur la côte ouest des USA sans faire un petit tour à Hawaii, l'archipel étant situé à peine à 5 heures de vol... malheureusement, en 5 jours, pas le temps de tout voir, et il faut faire des choix. Pas de Maui, ses plages magnifiques, sa route de Hana pittoresque et son gigantesque cratère du Haleakala. Pas de Big Island avec ses immenses montagnes et ses volcans bien actifs qui voient leur lave se déverser dans l'océan.
Restent Oahu et Kauai. Oahu est l'île la plus fréquentée mais est souvent un peu "snobée" par les Français qui la jugent un peu trop touristique. Touristique, certes, Waikiki l'est, avec ses immenses hôtels, ses innombrables boutiques de luxe et ses très bons restaurants à la cuisine originale. Mais entre les quelques musées et sites historiques (Pearl Harbour par exemple) et les paysages magnifiques du Nord et de l'Est (avec des points de vue à couper le souffle et des contrastes assez fabuleux entre montagne et océan), les amoureux de la nature ou les amateurs de plongée sous-marine en ont aussi pour leur argent.
Et que dire de Kauai, située à une vingtaine de minutes en avion, très peu peuplée, et qui, surnommée l'île jardin, abrite des paysages saisissants, malgré une superficie assez faible: Waimea, le grand canyon du Pacifique, ou encore la côte de Na Pali, immortalisée par de nombreux films au cinéma. A propos de films, les fans de Jurassic Park ou de Lost auront le plaisir de croiser des paysages familiers.
Bref, je sais bien que ce blog n'a pas vocation à se transformer en guide touristique, mais quand même, ce sont des îles à voir au moins une fois dans sa vie (et plus si possible), même si on habite en France et que la longueur du trajet peut faire peur...
samedi 13 juin 2009
Bilan (1)

Voilà, les valises sont presque prêtes, je m'apprête à quitter (déjà!) Stanford, après la cérémonie de remise des diplômes qui aura lieu demain. C'est donc l'heure des bilans, et voici, en vrac, ce que j'aurai retenu de ce séjour d'un an en Californie (avant de voir ce que ça donnera sur la côte est!):
- Stanford: rien à ajouter, c'est impressionnant, le campus, les gens, les profs, bref... le tout dans une ambiance sans doute plus "laid-back" qu'ailleurs.Le niveau des cours est bon, même si les élèves sont peut-être moins impressionnants qu'en France sur le plan matheux. Par contre, ça bosse extrêmement dur, même si tout le monde semble faire un effort pour montrer que "Tout va bien, tranquille, je gère"...
- Ce qui me fait dire que je suis (un peu) devenu Californien: je fais du sport régulièrement et je trouve ça normal, je m'achète des jus de fruits et des smoothies à 4$ et je trouve ça normal, je tourne à droite au feu rouge en voiture et je trouve ça normal (et j'aime bien!), etprendre l'avion 6 heures pour un week-end ne me dérange pas plus que ça...
- Ce qui me fait croire que je suis devenu un Stanford man (ce qui est un peu faux, les "vrais" sont uniquement les undergrads): je me passionne pour les résultats des équipes de softball et d'aviron de mon université, je parcours plusieurs kilomètres à vélo tous les jours pour circuler sur le campus, et j'achète même des vêtements griffés Stanford (pour offrir surtout, je pense que j'aurai du mal à me promener avec dans quelques mois, même si les Américains n'hésitent pas à le faire).
- Là où j'ai encore à m'améliorer: j'ai toujours du mal à faire la conversation avec certains étudiants Américains comme s'ils étaient mes meilleurs amis alors que je ne vais plus les voir deux minutes après, et que même si je les revois, ils m'auront complètement oublié; je n'ai pas acheté de gros SUV (hybride, on est en Californie quand même), mais Zipcar, c'est très sympa (www.zipcar.com); j'ai toujours autant de mal à supporter les interruptions publicitaires au milieu d'une série ou d'une rencontre sportive.
- San Francisco: une vraie ville où il doit faire bon vivre (malgré une météo en général assez pourrie), et des coins très sympas aux alentours pour une balade.
mardi 2 juin 2009
AF 447
Evidemment, on ne peut que compatir à la douleur des proches des probables victimes de ce vol d'Air France disparu dans l'Atlantique la nuit dernière. Et également être sous le choc que la plus grave catastrophe aérienne depuis 8 ans touche une compagnie européenne sûre (même si les polémiques stériles ne manqueront pas) et un avion récent au passé impeccable.
On peut toutefois s'interroger devant l'ignorance de nombreux journalistes (ça à la limite, ce n'est pas leur domaine) et leur sensationnalisme qui leur font dire des âneries assez phénoménales. Car on ne sait quasiment rien des circonstances de cet accident. Oui, le temps était mauvais, mais pas plus que d'habitude, et les autres avions qui ont emprunté cette route la nuit dernière n'ont rien signalé de particdulier. Oui, l'avion a pu être frappé par la foudre, mais cela est assez commun et n'a jamais causé de crash dans l'histoire aérienne moderne. Oui, les pilotes n'ont pas émis de signal de détresse, mais cela peut avoir de multiples causes (une panne généralisée un peu étrange étant donné que les systèmes sont doublés, un évènement très brutal comme une décompression explosive, tout ceci n'est que spéculation...). Oui, l'avion a émis automatiquement des rapports faisant état de problèmes techniques de nature électrique notamment, durant quatre minutes, mais ceci peut très bien être une conséquence, et non une cause du drame. Oui, un A330 de Qantas avait connu d'importantes difficultés de contrôle il y a quelques mois, mais il est impossible pour le moment d'établir un lien direct avec le cas qui nous intéresse.
Bref, il faut garder les pieds sur terre, ne pas céder à une peur irrationnelle de l'avion (même si j'avoue que pour un voyageur occidental, ce type d'accident est sans doute bien plus inquiétant qu'un des nombreux crashes qui surviennent au Congo ou en Indonésie), attendre de localiser la carlingue et les boîtes noires, et ensuite, seulement ensuite, on pourra tenter de visualiser le fil des évènements.
On peut toutefois s'interroger devant l'ignorance de nombreux journalistes (ça à la limite, ce n'est pas leur domaine) et leur sensationnalisme qui leur font dire des âneries assez phénoménales. Car on ne sait quasiment rien des circonstances de cet accident. Oui, le temps était mauvais, mais pas plus que d'habitude, et les autres avions qui ont emprunté cette route la nuit dernière n'ont rien signalé de particdulier. Oui, l'avion a pu être frappé par la foudre, mais cela est assez commun et n'a jamais causé de crash dans l'histoire aérienne moderne. Oui, les pilotes n'ont pas émis de signal de détresse, mais cela peut avoir de multiples causes (une panne généralisée un peu étrange étant donné que les systèmes sont doublés, un évènement très brutal comme une décompression explosive, tout ceci n'est que spéculation...). Oui, l'avion a émis automatiquement des rapports faisant état de problèmes techniques de nature électrique notamment, durant quatre minutes, mais ceci peut très bien être une conséquence, et non une cause du drame. Oui, un A330 de Qantas avait connu d'importantes difficultés de contrôle il y a quelques mois, mais il est impossible pour le moment d'établir un lien direct avec le cas qui nous intéresse.
Bref, il faut garder les pieds sur terre, ne pas céder à une peur irrationnelle de l'avion (même si j'avoue que pour un voyageur occidental, ce type d'accident est sans doute bien plus inquiétant qu'un des nombreux crashes qui surviennent au Congo ou en Indonésie), attendre de localiser la carlingue et les boîtes noires, et ensuite, seulement ensuite, on pourra tenter de visualiser le fil des évènements.
dimanche 17 mai 2009
Hadopi
C'est adopté, des milliers de gens ont déjà donné leur avis à ce sujet, et l'ont sûrement exprimé de meilleure manière que je vais le faire, mais bon, il n'empêche, voici quelques points importants à mes yeux:
- Internet a été une invention fabuleuse, et a notamment permis de se rendre compte que "tout" pouvait être disponible "tout de suite", au désespoir des pourfendeurs de la société de consommation. Certains en ont déduit que "tout de suite" était synonyme de "gratuit", et il faut tenter de sortir de cette mentalité: des gens travaillent pour créer, il est logique qu'ils soient rétribués.
- Ceci étant dit, je trouve l'attitude de certaines maisons de disques assez douteuse. Notamment parce qu'elles tentent d'interpréter les chiffres de manière fallacieuse (par exemple, ce n'est pas parce que 10 millions de personnes téléchargent un album qu'elles l'auraient forcément acheté, donc non, ce n'est pas un manque à gagner de 150 millions d'euros; certaines personnes téléchargent comme elles écoutent un album en passant à la FNAC, et parfois cela permet de découvrir de nouveaux artistes). Même si dans le fond les maisons de disque ont raison, on a l'impression qu'elles tentent tout ce qui est possible pour préserver un modèle de consommation de musique qui appartient déjà au passé. On risque fort de parler à nouveau de licence globale à l'avenir, ou d'une solution analogue.
- Maintenant, en ce qui concerne la loi en elle-même, même si cela part d'un bon sentiment, il y a quelques réserves de taille. Tout d'abord le fait qu'elle sera difficilement applicable (et même légale, on attend de voir ce qu'en dit le Conseil d'Etat ou les futures directives européennes à ce sujet): comment se passera en pratique la coupure de l'abonnement, par exemple?
- D'autre part, cela va constituer un frein considérable à la démocratisation d'Internet et notamment les points d'accès Wi-fi publiques. Et je ne parle même pas des millions de personnes qui ne sécurisent pas leur accès internet à domicile et chez qui des petits malins se connecteront pour faire leur "marché" en ne risquant rien. Sans oublier les divers moyens techniques de dissimulation qui, j'en suis sûr, seront adoptés par certains.
- Enfin, cette loi a un temps de retard, puisqu'aujourd'hui, grâce au streaming, on peut visionner des films ou écouter de la musique à la demande sans réellement télécharger les produits, et il y a un certain vide juridique dans ce domaine.
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