mercredi 16 décembre 2009
Geste (anti) commercial
Juste un message assez bref pour évoquer la difficulté de tous les métiers où l'on a affaire aux clients, ces clients souvent râleurs pour un rien, j'en conviens. Il n'en reste pas moins que je m'étonne un peu lorsqu'un représentant d'une compagnie aérienne (BMI pour ne pas la citer) répond à des voyageurs qui s'interrogent à propos des deux heures de retard de leur appareil: "Si vous n'êtes pas contents, voyagez avec une autre compagnie, je vous en prie"...
jeudi 3 décembre 2009
Un curieux double diplôme
La scène éducative Française ne manquait pourtant pas de polémiques, mais l'annonce de la création d'un double diplôme entre Centrale Paris et l'ESSEC fait couler beaucoup d'encre. Que des ingénieurs puissent obtenir un diplôme d'une école de commerce en ajoutant deux ans d'études n'est pas nouveau, loin de là (les Mines avaient un accord de ce type avec l'ESSEC justement, et rien n'empêche un ingénieur de candidater à l'admission sur titre à HEC par exemple;enfin, le récent accord Centrale-Supelec-ESCP permet même d'obtenir le double diplôme en un an supplémentaire seulement). Mais un Centralien n'a, vu son cursus, en principe pas réellement besoin d'un diplôme supplémentaire pour faire de la finance d'entreprise, du conseil ou monter son entreprise, des carrières fréquemment choisies par des diplômés d'écoles de commerce.
Mais cette fois, les élèves de l'ESSEC ont aussi la possibilité de devenir ingénieurs Centraliens en deux ans supplémentaires. Evidemment, cela passera par une remise à niveau très importante en physique notamment, et une sélection en première année. Mais certains Centraliens l'ont mauvaise, et craignent pour la valeur de leur diplôme. Sur le fond, pourtant, il n'y a pas de mal à ce qu'un diplômé d'école de commerce assimile des connaissances techniques qui lui permettront de mieux appréhender un poste de cadre dans une grande entreprise industrielle. Mais cela passe-t-il forcément par un titre d'ingénieur? Certains pensent toutefois qu'il est a priori peu probable que les groupes de R&D des grandes entreprises privilégient un tel profil, préférant sans doute des ingénieurs diplômés au background plus solide en sciences. Ils ajoutent que le rapprochement entre grandes écoles ne signifient pas forcément des doubles diplômes multipliés sans une certaine logique, et que ce diplôme ingénieur-commerce n'a pas tout à fait d'équivalent à l'étranger.
Cela dit, je me trompe peut-être. Il sera intéressant d'observer les résultats d'ici quelques années (le nombre de double diplômés et leurs débouchés).
Mais cette fois, les élèves de l'ESSEC ont aussi la possibilité de devenir ingénieurs Centraliens en deux ans supplémentaires. Evidemment, cela passera par une remise à niveau très importante en physique notamment, et une sélection en première année. Mais certains Centraliens l'ont mauvaise, et craignent pour la valeur de leur diplôme. Sur le fond, pourtant, il n'y a pas de mal à ce qu'un diplômé d'école de commerce assimile des connaissances techniques qui lui permettront de mieux appréhender un poste de cadre dans une grande entreprise industrielle. Mais cela passe-t-il forcément par un titre d'ingénieur? Certains pensent toutefois qu'il est a priori peu probable que les groupes de R&D des grandes entreprises privilégient un tel profil, préférant sans doute des ingénieurs diplômés au background plus solide en sciences. Ils ajoutent que le rapprochement entre grandes écoles ne signifient pas forcément des doubles diplômes multipliés sans une certaine logique, et que ce diplôme ingénieur-commerce n'a pas tout à fait d'équivalent à l'étranger.
Cela dit, je me trompe peut-être. Il sera intéressant d'observer les résultats d'ici quelques années (le nombre de double diplômés et leurs débouchés).
Brèves de Décembre (1)
- Obama renforce la présence Américaine en Afghanistan. Certains crient à la trahison, mais il suffisait de lire son programme durant la campagne.
- Thanksgiving, c'est vraiment la fête familiale par excellence. Les rues sont quasi-désertes (et les magasins bourrés le lendemain pour les soldes de Black Friday).
- Chelsea Clinton se fiance. On s'en moque un peu, certes. Mais il est amusant de constater que pour une fois, l'heureux élu n'est pas issu d'une Law School prestigieuse, mais a choisi de s'orienter vers la finance (bon, Goldman Sachs après Stanford, il y a pire...), et ce n'est pas tout à fait le parcours typique de "l'élite traditionnelle").
- Est-ce que Paris est trop sage la nuit? C'est une question que se posent de nombreux responsables d'association qui craignent le déclin de la capital sur la scène nocturne internationale, en comparaison avec New York, Londres, Barcelone ou Berlin. Et ce n'est pas qu'une question de gentrification. D'où cela vient-il, alors? De facteurs culturels?
Football, suite
Donc, la France ne sera pas tête de série au Mondial en Afrique du Sud. Pour la première fois, la FIFA a choisi d'utiliser uniquement son propre classement, sans tenir compte des précédents résultats en Coupe du Monde, contrairement aux précédentes éditions. Et attention, le classement d'octobre, pas celui de novembre (là, ce serait passé pour les Bleus).
Bien sûr, je ne vais pas crier au complot, d'autant plus que la France est loin de mériter un statut de tête de série. Mais tout de même, c'est sacrément pas de chance... peut-être la FIFA a-t-elle voulu faire taire les critiques qui l'accusaient de complaisance avec les grandes équipes. Bref, on aura peut-être le droit à un "groupe de la mort", avec le Brésil, la Côte d'Ivoire et les Etats-Unis. Ou un groupe plus simple, avec l'Afrique du Sud, l'Uruguay et la Nouvelle-Zélande. Et plus probablement, un scénario intermédiaire, avec par exemple l'Allemagne, le Paraguay et l'Australie. Réponse vendredi.
Bien sûr, je ne vais pas crier au complot, d'autant plus que la France est loin de mériter un statut de tête de série. Mais tout de même, c'est sacrément pas de chance... peut-être la FIFA a-t-elle voulu faire taire les critiques qui l'accusaient de complaisance avec les grandes équipes. Bref, on aura peut-être le droit à un "groupe de la mort", avec le Brésil, la Côte d'Ivoire et les Etats-Unis. Ou un groupe plus simple, avec l'Afrique du Sud, l'Uruguay et la Nouvelle-Zélande. Et plus probablement, un scénario intermédiaire, avec par exemple l'Allemagne, le Paraguay et l'Australie. Réponse vendredi.
samedi 21 novembre 2009
Un peu de soccer

Eh oui, même aux Etats-Unis, on parle parfois de soccer dans les médias. Pas particulièrement à propos de la finale du championnat américain entre LA et Salt Lake City, mais bien en raison de la "fameuse" main de Thierry Henry contre l'Irlande, peut-être en raison du grand nombre d'Américains d'origine irlandaise.
Eh bien les commentateurs diffèrent beaucoup de l'hystérie généralisée qui s'est emparée de la France, où l'on a vu des personnes qui ne connaissent rien au football partir dans des monologues enflammés (et ridicules), évoquant tantôt la grandeur perdue de la France et la bravoure des Irlandais, tantôt la nécessité "morale" de rejouer le match et le regret que la France aille en Afrique du Sud.
Bien sûr, je regrette comme beaucoup de monde que la France y aille de cette manière, en développant un jeu très pauvre (mais, chers Footix, la vision de Cocagne du football champagne de l'équipe de France, ça concerne au maximum 6-7 ans dans toute l'histoire de cette équipe, ce qui est bien peu...). Bien sûr, le fait que la France est souvent été défavorisée par l'arbitrage dans le passé ne constitue pas en soi une justification. Evidemment, les faits de jeu similaires de Vata (contre l'OM en 91) et Maradona (en 86) n'excusent en rien Henry (même si je serai un peu moins dur que ceux qui l'accusent froidement de tricherie tout en étant assis tranquillement devant leur télé en regardant des images de la scène ralentie d'un facteur dix).
Non, je veux juste rappeler ici que le football est un sport où contrairement au tennis ou au basket, le hasard occupe une place prépondérante, même à haut niveau. Les erreurs d'arbitrage en font partie, mais ce n'est que la face émergée de l'iceberg. Car quand j'entends des arguments de type "mais l'Irlande a tellement dominé le match, ils méritaient de passer", je me dis que certains ont une analyse bien curieuse de l'histoire du foot, où l'équipe qui domine ne s'impose pas toujours, loin s'en faut. Pour être plus précis, sur des matches à élimination directe notamment, il faut que l'équipe la plus forte dispose d'une marge gigantesque sur son adversaire pour aborder le match sereinement, en étant à peu près certaine de s'imposer (et encore...). Cela s'estompe sur la durée (lors d'un championnat par exemple). Ce qui différencie le football d'autres disciplines. Mais ce qui explique aussi son succès auprès du public, avec cette part d'incertitude certes parfois extrêmement frustrante (les Irlandais en font ici l'expérience), mais souvent grisante.
Pour en revenir à l'analyse des médias américains de cet évènement, ils se divisent en trois camps (vision simplificatrice mais qui me convient bien). Ceux qui trouvent que le football a des années de retard sur le monde moderne en n'autorisant pas les ralentis sur les actions de but (et je ne dis pas que tous les problèmes seraient résolus, mais quand même, l'apport de la vidéo a été extrêmement utile en foot US, hockey, rugby ou même tennis). Ceux qui déplorent la défaite de l'Irlande, mais demandent honnêtement aux détracteurs de Thierry Henry "What would you have done?" (en sous-entendant que si l'attitude du Français a été regrettable, la plupart des autres équipes auraient agi de la même manière compte tenu de l'enjeu, et auraient fait preuve d'encore moins de fair-play après coup). Et enfin ceux qui font remarquer, avec une pointe de sarcasme envers le foot, que proposer de rejouer le match est ridicule vu la boîte de Pandore que cela ouvrirait (à commencer par la conséquence pour les Irlandais, qui doivent en grande partie leur présence en barrages à une victoire "volée" contre les modestes Géorgiens).
Bon, de toute façon, on n'en parlera plus dans quelques temps, il y a des évènements un peu plus importants ailleurs.
mercredi 11 novembre 2009
Ads
J'ai déjà évoqué l'univers de la télévision aux Etats-Unis et les différences avec la France. Je vais isi plus particulièrement m'attarder sur les publicités. Il y en a beaucoup, c'est vrai. Mais deux éléments m'agacent au plus haut point:
- Les (mauvaises) pubs comparatives. Ici, c'est autorisé, sans trop de souci, avec un peu de vérifications derrière mais visiblement pas trop. En témoignent les insupportables pubs de Mac qui passent depuis la sortie de Windows 7 et qui sont (je l'espère) plus contre-productives qu'autre chose. Ou encore Chevrolet qui tente de faire croire que ses voitures sont plus modernes, sobres et sûres que les Honda par exemple (et c'est peut-être vrai, mais ça manque sacrément de finesse). Et pourtant, on peut être drôle le sujet (il y avait eu il y a quelques années quelques pubs sur le thème Pepsi vs Coca).
- Les pubs pour les médicaments. Assez longues (souvent une minute), elles commencent souvent par une anecdote racontée par un supposé malade soigné grâce au médicament en question. Sa vie a changé, tout va bien, bref, achetez vite ce médicament. Sauf que, loi oblige, durant les 45 secondes restantes, une voix lit à toute vitesse une série interminable de contre-indications et de conséquences dramatiques, qu'on pourrait résumer par: "Attention, à de nombreuses reprises, de nombreuses personnes sont mortes dans d'atroces souffrances après avoir pris ce médicament, veuillez consulter votre médecin". Et on termine par: "Avec ce médicament, ma vie a vraiment changé!". On se demande encore si c'est en bien ou en mal.
mercredi 4 novembre 2009
Pensées de novembre

Après une longue interruption, je sors de mon hibernation (grave erreur, l'hiver arrive à grands pas à New York malgré quelques journées assez étonnantes). Ce qui m'amène à évoquer quelques points assez intéressants/amusants/ni l'un ni l'autre mais j'aurai essayé:
- Ca devait arriver, je me suis finalement mis au baseball avec les World Series, les finales de la Major League Baseball, entre les Yankees (de NY) et les Phillies (de... Philly of course). Je trouve toujours ça trop long et haché mais il est vrai qu'il peut y avoir du suspense jusqu'au bout (ce qui n'est pas forcément le cas dans d'autres sports). Mais ce n'est pas désagréable de laisser ça en fond sonore pendant qu'on fait autre chose.
- Bloomberg est finalement réélu d'assez peu au poste de maire de New York. Son électorat s'est très peu mobilisé, certain de sa victoire et également un peu agacé par sa débauche de moyens et sa volonté de changer la loi pour prolonger son mandat. D'où un score très serré, et une carte assez intéressante de New York: Staten Island et Manhattan (sauf Harlem) ont voté massivement (60 voire 70%) pour Bloomberg, le Bronx pour son adversaire sympathique mais un peu dépassé Bill Thompson, tandis que le Queens et Brooklyn ont été très partagés, selon les quartiers, presque selon les patés de maison! Dure soirée pour les démocrates avec la défaite de Corzine dans le New Jersey et la raclée prise en Virginie pour les élections pour le poste de gouverneur.
- Halloween à New York, c'était samedi, et c'était la soirée la plus folle de l'année. Tout le monde sort, tout le monde se déguise, et tout le monde se lâche totalement (parfois même trop), et pourtant le New Yorkais (ou la New Yorkaise) n'est pas vraiment coincé, du moins durant un week-end standard. Je vous laisse imaginer le résultat... A noter également que le thème de la soirée (la peur, l'angoisse, les sorcières, les fantômes, bref, vous voyez...) laisse rapidement la place à un grand n'importe quoi. Mais c'est rafraichissant.
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