Eh oui, de ce côté aussi de l'Atlantique paraît le fameux guide rouge. Ce qui ne se fait pas sans controverses: trop favorable à la cuisine française, ignorant des bastions traditionnels New Yorkais, incompétent en ce qui concerne les cuisines asiatiques... les critiques sont parfois sévères, mais s'atténuent quelque peu avec le temps.
Il faut dire que les Américains n'ont pas attendu Michelin pour évaluer leurs restaurants. On peut citer Zagat, le fameux guide où ce sont les clients qui notent les restaurants (nourriture, décor et service), pour un résultat finalement très peu surprenant en général; ou encore les grands critiques culinaires des principaux journaux comme le New York Times (qui décerne aussi des étoiles, mais jusqu'à quatre!).
Bref, cette année, le Michelin a évolué, quasiment en harmonie avec le NY Times (ils ont en commun cinq restaurants partageant la récompense suprême, dont trois ont à leur tête un chef Français). Les "foodies" retiendront l'entrée en force de Corton, à Tribeca, avec déjà deux étoiles. Et les autres économiseront avant d'aller chez Masa, le trois étoiles japonais, avec son menu à près de 350 dollars... la crise, vraiment?
jeudi 8 octobre 2009
vendredi 2 octobre 2009
Escale impromptue
Un petit week-end de 3 jours à Londres, ça permet de profiter des tarifs (relativement) avantageux entre la capitale britannique et New York. Quitte à prendre American Airlines, qui passe pour être l'une des compagnies les moins agréables. Pourtant, leur terminal à JFK (le 8) est magnifique: spacieux, efficace, avec de nombreuses boutiques et restaurants (où l'on peut même bien manger - dans le genre, le terminal 5 de Jet Blue vaut paraît-il le coup d'oeil).
Tout juste ai-je été étonné que personne ne vérifie mon passeport au moment de l'enregistrement, ce qui m'a permis d'imprimer ma carte d'embarquement tout seul au kiosque "self-service". Assez inhabituel pour un vol international. J'ai été encore plus étonné lorsqu'au moment de l'embarquement, le passager situé devant moi dans la file omettait de présenter une pièce d'identite, et se voyait juste demander: "You've got a passport, right? OK, have a good flight!"...
Le vol était loin d'être plein, et se déroulait très correctement lorsqu'au milieu de l'Atlantique, un peu au sud-ouest du Groenland, les lumières se rallument brutalement, avant que ne surviennent deux annonces peu rassurantes: "Main cabin, red code! Is there a doctor in the plane?". Un passager (peut-être gravement) malade, donc. Mais on ne semble pas faire demi-tour faire l'Amérique, ou même se détourner vers Reykvavik, l'aéroport le plus proche, et j'en conclus donc que la situation est réglée.
Quelle ne fut pas ma surprise, lorsqu'en consultant quelques heures plus tard la position de l'avion en vol je me rends compte que la destination indiquée n'est plus Londres mais... Shannon, en Irlande. Je comprends qu'il faille déposer le passager malade (et refaire le plein), mais pourquoi ne pas s'être arrêté plus tôt, ou alors s'il n'y avait pas urgence, attendre l'arrivée à Londres 30 minutes plus tard? Shannon n'est même pas une destination habituellement desservie par American ou les membres de son réseau oneWorld.
Ceci étant dit, cela m'a permis d'admirer depuis le ciel les magnifiques paysages irlandais. A cocher dans la liste des destinations à faire...
mercredi 30 septembre 2009
La carte des prochains grands évènements sportifs
Cette semaine, on saura qui de Chicago ou de Rio accueillera les Jeux Olympiques en 2016 (on me souffle que Tokyo a une petite chance mais que c'est mort pour Madrid, les espagnols n'ayant visiblement pas compris le principe d'alternance des continents).
Où se dérouleront donc les prochains grands évènements sportifs (ce qui permet d'avoir une petite idée du poids géopolitique des grandes régions...). Inutile de dire que ma liste est tout à fait arbitraire. Je suis désolé pour les amoureux du cricket de ne pas mentionner le Bangladesh et le Sri Lanka:
Où se dérouleront donc les prochains grands évènements sportifs (ce qui permet d'avoir une petite idée du poids géopolitique des grandes régions...). Inutile de dire que ma liste est tout à fait arbitraire. Je suis désolé pour les amoureux du cricket de ne pas mentionner le Bangladesh et le Sri Lanka:
- 2010: Coupe du monde de foot en Afrique du Sud, JO d'hiver à Vancouver, championnats du monde de basket en Turquie
- 2011: Coupe du monde de Rugby en Nouvelle-Zélande, Championnats du Monde d'athlétisme à Daegu
- 2012: JO d'été à Londres. Euro de foot en Ukraine/Pologne
- 2013: Championnats du Monde d'athlé à Moscou.
- 2014: Coupe du Monde de foot au Brésil, JO d'hiver à Sotchi.
- 2015: Coupe du monde de Rugby en Angleterre.
- 2016: JO d'été en Amérique vraisemblablement. Championnat d'Europe de foot... en France?
- 2018: Coupe du Monde (je parie sur l'Europe, Angleterre ou Espagne/Portugal). JO d'hiver... peut-être enfin à Pyeong-Cheong (mais Annecy croise les doigts...).
- 2019: Coupe du Monde de Rugby au Japon.
- 2020 et après: la Coupe du Monde de foot aura lieu dans un pays "exotique", Australie, Qatar... ou peut-être un retour aux USA.
Questions
Quelques questions sérieuses, pour changer:
- Que penser de l'arrestation de Polanski, certes coupable d'un crime commis il y a plus de 30 ans? Sa célébrité lui sauvera-t-elle la mise? A-t-on raison de le défendre, voire de l'excuser?
- Clearstream: affaire d'Etat ou gros fait divers (et potentiel scénario d'un bon ptit film de série B)?
- L'Assemblée Générale des Nations Unies a pourri la vie de pas mal de New Yorkais la semaine dernière. Tout ça pour entendre une majorite de dictateur et de souverains "autoritaires"?
- Le G20, tout le monde râle, manifeste, mais pouvait-on franchement espérer mieux?
- Y a-t-il vraiment plus de suicides chez France Telecom qu'ailleurs.
- Les traders sont-ils si méchants?
- Et surtout, est-il si utile de se prendre la tête avec tout cela alors que les seules questions que se posent vraiment les New Yorkais, c'est de savoir, si les Yankees vont gagner les world series, ou si les Giants et les Jets vont poursuivre sur leur lancée après un début de saison parfait.
samedi 12 septembre 2009
New York, suite et brèves
- Et dire que deux jours de pluie vont réussir à nous pourrir la fin de l'US Open.
- Ne me dites pas qu'il n'y a pas d'entente sur les prix des billets d'avion entre New York et Londres ou Paris, quand plusieurs compagnies proposent le même tarif au dollar près.
- Les Américains sont extrêmement procéduriers pour tout ce qui concerne les VISA, mais apparemment les employés chargés de contrôler tout ça aux frontières ne sont pas vraiment au courant de tout ça. Cela ne veut pas dire qu'on entre aux Etats-Unis comme dans un moulin, loin de là, mais ne pas se faire contrôler son permis de travail peut sembler parfois surprenant.
- On va bientôt entrer dans une période assez désagréable. Ce ne sera plus l'été, mais il ne fera pas encore assez froid pour aller skier ou décider de s'évader au soleil en Floride. Des idées de balades autour de New York.
- Fashion week, c'est en ce moment, et j'ai bien peur de n'avoir rien vu d'intéressant pour le moment.
- La saison de foot US reprend. L'occasion de voir que ce sport est de loin le préféré des Américains, devant le baseball (en chute libre), la course automobile (notamment le NASCAR), le basketball (là aussi en chute libre depuis quelques années, mais ça va peut-être remonter avec l'émergence de quelques stars et rivalités), puis le hockey et le golf. Le "soccer", le tennis ou encore l'athlé sont très loin derrière: http://www.harrisinteractive.com/harris_poll/index.asp?PID=866
- Et les séries reprennent aussi dès la semaine prochaine pour certaines d'entre elles. On attend celles qui ne déçoivent pas (Dexter, How I met your mother...), celles qui doivent confirmer (Californication, Gossip Girl...) et celles qui ont quelque chose à prouver (Heroes...). Sans oublier les petites nouvelles très attendues comme Flash-forward. Ce sera peut-être l'année du fantastique et de la SF (et je n'oublie pas Avatar, l'évènement ciné de décembre)...
- Un peu de sérieux pour finir, le discours d'Obama sur la santé était assez habile et réussi, même s'il a peu de chances de convaincre les opposants purs et durs. On attend des éclaircissements sur des points clés (la "bourse des assurances maladies", le financement du volet public). Ce sera le fil rouge de cet automne, avec peut-être le G20...
samedi 5 septembre 2009
Remember, remember, the month of September
Toujours aussi peu de mises à jour, donc là encore, ce sera en vrac:
- Comme la grande majorité de mes camarades de promotion, je ne suis plus militaire! Quelques avantages (et contraintes) en moins.
- Septembre est encore un vrai mois d'été à New York, et c'est sacrément agréable.
- Les Musicals de Broadway sont quand même très chers.
- L'US Open, c'est très synpa, un peu plus "show" que RG.
- Je n'ai pas le souvenir que la TNT HD "over the air" en France était d'aussi bonne qualité qu'ici mais je peux me tromper. Le sport et les séries en HD, c'est assez impressionnant.
- Plus sérieusement, ma lecture de la presse française me donne l'impression que l'on entre dans une période de folie démagogique vis à vis de la finance. Je ne vais pas demander aux journalistes de faire un effort de pédagogie et de ne pas mettre de l'huile sur le feu, ils en seraient bien incapables, mais quand même. Et le pire, c'est que tout ça aura finalement assez peu de conséquences en pratique.
- Et pour finir sur une note plus légère (encore que...), l'équipe de France joue son avenir ce soir. Et ça m'embêterait bien de ne pas pouvoir les voir jouer en Afrique du Sud l'été prochain à des horaires impossibles...
samedi 22 août 2009
Un vol NY-Montréal abordable?
Ce blog ne traite pas que de sujets liés au monde aéronautique, mais il est vrai qu'en ce moment, on s'en rapproche. Je l'ai déjà dit, aux Etats-Unis, le transport aérien est très fréquemment utilisé, très concurrentiel, ce qui amène en général des prix assez bas sur les vols intérieurs (disons qu'il est possible depuis New York de se rendre à peu près partout aux USA pour 200$, même si ça dépend un peu des périodes), et même sur le plan international (Rio en vol direct à 500$, c'est possible, Londres et l'Europe à peine plus, et l'Asie, bien que très lointaine, est souvent accessible pour moins de 700 ou 800 $, soit moins que depuis l'Europe!).
Evidemment, le prix étant privilégié, le service à bord (repas etc) peut laisser à désirer et tout est payant (bagages enregistrés, films, écouteurs...) mais la sécurité reste bonne. Autre exemple de l'inventivité de certaines compagnies: la promotion de Jet Blue qui en septembre propose de voler un nombre illimité de fois en Amérique du Nord, centrale et aux Caraïbes pour 599$. Ces billets sont bien sûr parties comme des petits pains.
Et dans tout ça, il y a le Canada. Montréal, c'est à peine plus d'une heure de vol, Toronto idem. Et pourtant les prix sont délirants, il n'y a rien à moins de 500 $ pour le Québec par exemple. Explications des compagnies: le marché est petit (mouais, Montréal est quand même dans le top 15 des destinations internationales depuis NY et Toronto dans le top 10), il y a la concurrence de la voiture (pourquoi pas), les taxes d'aéroport sont très élevées au Canada (c'est vrai).
L'astuce: prendre un vol pas cher pour les villes Américains proches de la frontière et la traverser ensuite: Buffalo pour Toronto, Plattsburgh ou Burlington (très buccolique) pour Montréal. C'est ce que je m'apprêtais à faire ce soir lorsqu'un orage violent a causé l'annulation de nombreux vols dans le nord-ouest. Après une heure trente de négociations avec un service clients à l'efficacité douteuse (qui ne me proposait rien vu qu'apparemment tous les vols étaient complets le lendemain, et qui n'était pas obligé de me dédommager en vertu de la législation américaine), j'ai pu parler avec un manager et obtenir enfin un vol le lendemain... directement pour Montréal. Sans ajout de prix (encore heureux, j'ai perdu une nuit tout de même), mais finalement, quand on fait le bilan, à un prix défiant toute concurrence...
NB: en plus j'ai pu assister à un coucher de soleil somptueux sur New York: l'orage au loin, les nuages noirs, la pluie, mais aussi le couleur et une lueur rose-orange irréelle, ça valait le coup d'oeil.
NB2: Je commençais à penser que New York est une prison dorée; la semaine dernière, une autre péripétie avait ruiné mon week-end à Long Island (ou Fire Island pour être plus précis): le surbooking en agence de location de voiture. Nouveau pour moi, mais très désagréable. J'en ai tout de même profité pour aller explorer les plages de NY (Brighton et Coney Island), c'est pas si mal (grand et la mer est baignable), mais ce n'est pas très joli (quand je compare aux autres grandes villes sur la mer comme Barcelone) et c'est surpeuplé.
Evidemment, le prix étant privilégié, le service à bord (repas etc) peut laisser à désirer et tout est payant (bagages enregistrés, films, écouteurs...) mais la sécurité reste bonne. Autre exemple de l'inventivité de certaines compagnies: la promotion de Jet Blue qui en septembre propose de voler un nombre illimité de fois en Amérique du Nord, centrale et aux Caraïbes pour 599$. Ces billets sont bien sûr parties comme des petits pains.
Et dans tout ça, il y a le Canada. Montréal, c'est à peine plus d'une heure de vol, Toronto idem. Et pourtant les prix sont délirants, il n'y a rien à moins de 500 $ pour le Québec par exemple. Explications des compagnies: le marché est petit (mouais, Montréal est quand même dans le top 15 des destinations internationales depuis NY et Toronto dans le top 10), il y a la concurrence de la voiture (pourquoi pas), les taxes d'aéroport sont très élevées au Canada (c'est vrai).
L'astuce: prendre un vol pas cher pour les villes Américains proches de la frontière et la traverser ensuite: Buffalo pour Toronto, Plattsburgh ou Burlington (très buccolique) pour Montréal. C'est ce que je m'apprêtais à faire ce soir lorsqu'un orage violent a causé l'annulation de nombreux vols dans le nord-ouest. Après une heure trente de négociations avec un service clients à l'efficacité douteuse (qui ne me proposait rien vu qu'apparemment tous les vols étaient complets le lendemain, et qui n'était pas obligé de me dédommager en vertu de la législation américaine), j'ai pu parler avec un manager et obtenir enfin un vol le lendemain... directement pour Montréal. Sans ajout de prix (encore heureux, j'ai perdu une nuit tout de même), mais finalement, quand on fait le bilan, à un prix défiant toute concurrence...
NB: en plus j'ai pu assister à un coucher de soleil somptueux sur New York: l'orage au loin, les nuages noirs, la pluie, mais aussi le couleur et une lueur rose-orange irréelle, ça valait le coup d'oeil.
NB2: Je commençais à penser que New York est une prison dorée; la semaine dernière, une autre péripétie avait ruiné mon week-end à Long Island (ou Fire Island pour être plus précis): le surbooking en agence de location de voiture. Nouveau pour moi, mais très désagréable. J'en ai tout de même profité pour aller explorer les plages de NY (Brighton et Coney Island), c'est pas si mal (grand et la mer est baignable), mais ce n'est pas très joli (quand je compare aux autres grandes villes sur la mer comme Barcelone) et c'est surpeuplé.
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